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PAS DE ZERO DE CONDUITE

L’injonction d’avoir à consigner dans un carnet dit « de développement » ou « de comportement » les faits et gestes d’un petit enfant pour, à l’occasion, alimenter un casier judiciaire, cela contribue à faire déborder un vase dont les capacités sont déjà largement dépassées. Souhaitons que l’actuelle démarche de refus soit couronnée de succès. Au regard de ce que le sujet jeune subit déjà du désarroi contemporain, on peut prévoir aisément les catastrophes qu’entraîneraient l'acceptation puis la réalisation d’un tel projet. Souhaitons également que ce refus éclaire un processus qui est en marche depuis plusieurs décennies et dans lequel s’inscrivent et cette chose contre laquelle aujourd’hui nous protestons et le jargon pseudo-réaliste qui l’accompagne.

Dr Jean-Pierre Guillemarre, Président du GRAMES des CMPP-CAMSP et Secrétaire général de la FAN des CMPP  

Rejoignez les signataires en cliquant ¢ici

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Concevoir le trouble du caractère et du comportement comme symptôme et non point comme dysfonctionnement, diagnostiquer et non point dépister, soigner et prévenir et non point signaler, telles sont – parmi d’autres – des questions cruciales que la conjoncture nous impose de méditer. Remercions le collectif Pas de 0 de conduite pour les enfants de trois ans ! d’avoir suffisamment élevé la voix pour que ces questions soient posées sur la place publique et sur la table de travail des professionnels. Et remercions Alexis Chirokoff de faire participer les CMPP-CAMSP à cette action.

Dr Jean-Pierre Guillemarre, Président du GRAMES des CMPP-CAMSP et Secrétaire général de la FAN des CMPP  

 Trouble des conduites : l’INSERM doit réduire la toile ! (Compte-rendu d'Alexis Chirokoff)

 Le RNCE et le GRAMES ainsi que la Fédération des associations nationales de CMPP ont été parmi les premiers signataires avec 200 000 personnes de la pétition « Pas de zéro de conduite pour les enfants de 3 ans » lancée à la suite de la publication par l’INSERM d’un rapport d’expertise sur « le trouble des conduites » qui, entre autre, préconise un dépistage précoce des enfants de 3 ans à caractère prédictif d’une éventuelle délinquance.

A ce titre, nous avons été associé au Collectif national animant le débat scientifique autour des questions soulevées par ce rapport et les projets de lois sur la prévention précoce et la prévention de la délinquance. 

En effet, au delà du contenu discutable et discuté du rapport de l’Inserm et de ces recommandations, il s’agit aujourd’hui d’aborder les choix politiques du futur.  

C’est ainsi que le contenu de ces lois vise à substituer à une politique sociale et de santé fondée sur la prévention, la prise en charge et l’accompagnement des familles, une politique fondée essentiellement sur des objectifs de dépistage et de contrôle social, au détriment du réel service rendu à la population par les différentes structures publiques ou associatives de prévention, d’accueil et d’accompagnement familial. 

Grâce à l’indignation dont la presse s’est fait écho lorsque le gouvernement a été tenté d’utiliser les conclusions de ce rapport dans le cadre des projets de lois en préparation, l’INSERM a accepté de tenir un débat public le 14 novembre à Paris à la Maison de la Mutualité. 

Ce débat rassemblant plusieurs centaines de chercheurs, de cliniciens, de pédopsychiatres fut passionné et passionnant. Outre la remise en cause de la pertinence scientifique et diagnostique du concept même de « trouble des conduites », les conditions dans lesquelles ont été réalisées cette expertise ont été dénoncées : choix des références essentiellement anglo-saxonne et choix des experts en tenant les cliniciens à l’écart, choix épistémologique : conception d’un point de vue médical comme un sous-ensemble indépendant du social, ignorance de la réalité et de la diversité des lieux et des pratiques actuelles de prise en charge que ce soit dans le secteur public : la PMI, l’hôpital ou le secteur associatif : CMPP, CAMSP et ITEP pour ne citer que ceux-ci. 

Le message des chercheurs et des praticiens de terrain a toutefois était entendu contraignant l’INSERM à « réduire la toile » puisque le directeur de recherche de l’INSERM a annoncé en clôture une réforme de ce type d’expertise proposant de faire appel à des groupes plus larges et plus cliniques incluant des associations de malades et de familles, faisant appel aux sciences humaines et soumettant avant publication le rapport au débat des praticiens avant de le publier avec les critiques.

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Dernière mise à jour le : 28 février 2012.